Compositeur et organiste français, Jean-Baptiste Robin mène une carrière internationale qui le conduit comme interprète, pédagogue et créateur sur les cinq continents.
Organiste titulaire de la Chapelle Royale du château de Versailles, il est professeur d’orgue et de composition au Conservatoire à Rayonnement Régional de Versailles et Visiting Professor à la Royal Academy of Music de Londres.
Invité des plus grandes salles de concert et de festivals internationaux, il se produit notamment au Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, à la Philharmonie de Berlin, à la Philharmonie de Paris, à l’Auditorium Nacional de Madrid, à la Maison symphonique de Montréal, au Zaryadye Concert Hall de Moscou, au Sejong Center for the Performing Arts de Séoul, ainsi qu’à la Cité interdite et au Centre national des arts du spectacle de Pékin. Il est également régulièrement invité dans des lieux emblématiques tels que Notre-Dame de Paris, les cathédrales de Cologne, Genève et Barcelone, la Frauenkirche de Dresde, la cathédrale Saint-Bavon de Haarlem ou encore l’Oratoire Saint-Joseph de Montréal. Aux États-Unis, où il a effectué une vingtaine de tournées, il est l’un des organistes européens les plus régulièrement invités.
Parallèlement à son activité d’interprète, Jean-Baptiste Robin poursuit une importante carrière de compositeur. Son catalogue comprend plus de soixante œuvres, de la musique de chambre au grand orchestre symphonique. Sa musique est dirigée par des chefs tels que Pierre Boulez, Marin Alsop et Laurent Petitgirard, et interprétée par des formations parmi lesquelles l’Orchestre National de France, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre des Pays de Savoie et la Maîtrise de Radio France, ainsi que par des artistes tels que Sarah Nemtanu, François Chaplin, Xavier Phillips, François Salque, Romain Leleu et David Guerrier.
Les années récentes ont été marquées par deux créations majeures : son Concerto pour orgue et orchestre, créé en 2025 par Shen Yuan et l’Orchestre National des Pays de la Loire, et sa Messe solennelle pour chœur et deux orgues, créée en 2026 par le chœur et les organistes de la cathédrale de Westminster à Londres.
Très engagé dans la transmission, il est régulièrement invité à enseigner dans de nombreuses institutions prestigieuses, parmi lesquelles la Hochschule für Musik de Leipzig, l’Académie internationale de Haarlem, l’Eastman School of Music, le CNSM de Lyon, le Conservatoire central de Pékin, l’Oberlin Conservatory et l’université Yale, où il a été Distinguished Artist in Residence.
Il siège également au jury de grands concours internationaux, notamment au Concours international d’orgue du Canada, au Concours international de Saint Albans ainsi qu’aux concours Gottfried Silbermann de Dresde et Buxtehude de Lübeck.
Sa discographie, saluée par la critique internationale, comprend une quinzaine d’enregistrements consacrés aussi bien aux grands maîtres du répertoire (Jehan Alain, Felix Mendelssohn, François Couperin, Louis Marchand) qu’à ses propres œuvres. Elle a été récompensée par plusieurs Diapason d’Or, le Coup de cœur de l’Académie Charles Cros et un Choc de Classica pour son album
Time Circles.
Jean-Baptiste Robin a obtenu sept Premiers Prix au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris avant de se perfectionner en composition auprès de George Benjamin à Londres. Lauréat de la Fondation Lagardère, de la Fondation Groupe Banque Populaire, des Prix George Enesco et Hervé Dugardin de la SACEM, du Grand Prix Lycéen des Compositeurs et du Prix Nadia et Lili Boulanger de l’Académie des Beaux-Arts, il est aujourd’hui reconnu comme l’une des figures majeures de la nouvelle génération d’organistes-compositeurs français. Ses œuvres sont publiées aux Éditions Billaudot.
Extraits de critiques :
« Chez Jean-Baptiste Robin, c'est le lyrisme qui prédomine, même dans les pièces les plus rythmiques, comme #Tictac pour violon et piano. Cette musique claire, lumineuse, sensible sans être démonstrative représente le meilleur de l'école française. »
Sarah Léon, Choc de Classica (Juin 2023)
« Les musiciens de cette trempe sont rares. »
Aurore Leger, Classica (juillet 2020)
« Ses qualités musicales, tant comme interprète que comme compositeur, ne sont plus à vanter : la sensibilité, le sens de détail, le souci du chant, une compréhension intime de l’écriture et un sens prononcé de la dramaturgie. »
Aurore Leger, Classica (mai 2020)
« Robin se révèle être un maître dans les transcriptions d'oeuvres de piano et des couleurs vives abondent dans ses transcriptions symphoniques inspirées de Debussy, Albeniz, et Bartók. Son approche est également efficace dans le Prélude et Fugue de Liszt; les couleurs kaléidoscopiques de ses registrations ne sont ni excessives, ni distrayante, mais d'une portée symphonique spectaculaire et engageante. L'art de Robin est basée sur son approche particulièrement spectaculaire du rythme, un lyrisme expansif et une approche de la registration empreinte de couleur et de grandeur. »
Michael Unger, American Record Guide (Mai/Juin 2015)
« Les transcritpions de Robin n'assèchent rien. Elles puisent au coeur de l'oeuvre leur esprit et leur vitalité. Une technique irréprochable, une sensibilité toute pianistique et une oreille sûre achèvent de rendre à chaque page sa vitalité. »
David Loison, Classica (Octobre 2014)
« Sa propre composition est un ajout important à la fin de l'échelle cosmique des compositions pour orgue. Passionnante, engageante, exigeante, amusante, énergique: cette musique doit être entendu pour être crue. Incroyable ! Merci, Jean-Baptiste! »
Jonathan Dimmock, The Journal of the Association of Anglican Musicians in USA (Juin 2014)
« Ceci est une grande performance à l'orgue, dans ce qu'elle a de plus expressif et d'élégant - un véritable coup de poing sonore explosif qui soulève la chair de poule. »
John Terauds, Musical Toronto (Janvier 2014)
« Robin a étudié toute l'oeuvre d'orgue de Jehan avec Marie-Claire Alain. Il a ainsi une connaissance de cette oeuvre profonde et également murie par sa grande expérience du concert. Il possède des facilités technique inombrables en plus d'une expressivité, d'une musicalité poétique et d'une imagination qui l'amènent à réaliser avec succès cette musique.
Chaque génération apporte de nouvelles idées au répertoire classique de l'orgue, dont une grande partie de la musique d'Alain fait désormais partie. Ces enregistrements passionnants par Jean-Baptiste Robin sont sans doute le meilleur de la génération actuelle. »
James Hildreth, The American Organist (Mai 2013)
« Je n'ai jamais entendu une interprétation des Trois Danses de Jehan Alain qui puissent égaler celle de Robin: tour à tour sombre, poétique, dramatique et même frénétique, il rend cette suite si souvent maladroite vivante, elle prend vie comme un unique chef-d'oeuvre. »
Michael Fox, The Diapason (Décembre 2012)
« La musique de Jean-Baptiste Robin est imagée, suggestive, poétique et en même temps vivante, forte, passionnée. Il semble loin, à l'entendre, le temps où la musique contemporaine, se défiant de toute expression, se voulait pure structure ne renvoyant qu'à elle-même. Ici, la musique exprime, montre, raconte, donne à imaginer : c'est un monde en mouvement, ce sont des tableaux animés, des images vives coulées en une matière sonore nouvelle.
Car loin de se complaire dans une expressivité qui répète les formules du passé, le langage de Jean-Baptiste Robin innove résolument.
C'est d'abord par ses harmonies originales que le compositeur crée ce monde. Par l'utilisation de modes symétriques qui lui sont propres et joliment appelés « réfléchissants », il pose les bases d'un univers ample et stable et invente une couleur singulière et immédiatement reconnaissable.
Sur ce monde harmonique puissant se détache un discours mélodique très personnel : celui d'une voix tantôt contemplative, tantôt véhémente, fréquemment caractérisée par l'hésitation momentanée d'une petite note barrée et par l'élan de brefs traits ascendants.
Tout cela est animé par un travail rythmique varié, fait notamment d'ostinatos, d'incises souvent asymétriques, de moteurs associés à des motifs mélodiques eux aussi obstinés, donnant parfois lieu à une micropolyphonie très serrée qui donnent l'impression d'un grouillement de la matière sonore, en une sorte de panthéisme élémentaire.
Et cet univers à la fois complexe et clair, saisissable et saisissant, s'incarne ; ce n'est pas le moindre de ses puissants charmes, dans des jeux de sonorités d'orgue recherchés mais sans afféterie, toujours neufs et variés.
En somme, c'est l'immensité d'un espace-temps musical qui s'ouvre aux oreilles et à l'imagination de l'auditeur, jusque dans l'écho final d'un tintement d'horloge qui vient comme prolonger cet univers à l'infini. »
Michel Gribenski