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Jean-Baptiste Robin (né en 1976) est un compositeur et organiste français reconnu sur le plan international.

Organiste "par quartier" de la chapelle royale du château de Versailles, il se produit en soliste sur les cinq continents, dans une quinzaine de pays d'Europe, en Asie (au Japon, en Corée du sud et en Chine), en Russie, Israël, Canada et aux USA où il a donné une quinzaine de tournées.
Il est invité à donner des récitals en soliste sur des scènes de premier plan comme le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, le Woolsey Hall à New Haven, le Cincinnati Museum Center at Union Terminal, le théâtre Mariinsky de St. Petersbourg, Zarayadye Concert Hall de Moscou en 2020, le Sejong Cultural Center de Séoul, la Cité interdite et le Centre national des arts de Pékin, et le Musashino Recital Hall à Tokyo.
En Europe il se produit dans des festivals réputés et sur des instruments magnifiques : Saint-Sulpice, Notre-Dame, Saint-Eustache à Paris, les cathédrales de Cologne, Dresde, Genève, Monaco, etc.

Jean-Baptiste est l'auteur d'une quarantaine d'oeuvres, de l'instrument soliste au grand orchestre symphonique. Sa musique a été dirigée par des musiciens tels que Marin Alsop, Pierre Boulez, Laurent Petitgirard ; par des formations comme l'Orchestre National de France, l'Ensemble intercontemporain, l'Orchestre Colonne, l'Orchestre d'Auvergne, l'Orchestre des Pays de Savoie, l'Orchestre Régional de Normandie, la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, la Maîtrise de Radio France et des interprètes parmi lesquels François Chaplin, David Guerrier, Romain Leleu, Xavier Phillips, François Salque et des organistes de nombreuses nationalités dont Frédéric Champion (qui interprète l'intégrale), François Espinasse, Isabelle Demers, Paul Jacobs et Todd Wilson. Sa musique forte et inspirée « exprime, montre, raconte et donne à imaginer [...] par l'utilisation de modes symétriques qui lui sont propres et appelés "réfléchissants". [...] Il pose les bases d'un univers ample et stable et invente une couleur singulière et immédiatement reconnaissable » (Michel Gribenski).

Professeur passionné, Jean-Baptiste Robin est Visiting Artist in residence au Conservatoire d'Oberlin (USA) en 2019-20, et il a été Distinguished Artist in residence à l'université de Yale en 2014. Il est invité à donner des Master classes pour l'American Guild of Organist dans une dizaine de grandes villes aux USA, à l'Académie Internationale de Haarlem en Hollande, au Conservatoire Central de Pékin, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon et à l'abbaye de Royaumont. Il a par ailleurs été membre de jury de Concours International d'Orgue du Canada en 2017.

Sa discographie comprend une quinzaine de titres, dont l'oeuvre d'orgue de Jehan Alain, François Couperin, Louis Marchand, Felix Mendelssohn, mais aussi des disques récitals et des enregistrements de ses propres compositions. Elle a été saluée par la presse et a reçue plusieurs « Diapason d'Or » et le « Coup de coeur » de l'Académie Charles Cros.

Jean-Baptiste a obtenu sept premier prix au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et s'est perfectionné dans la classe de composition de George Benjamin au King's College of Music de Londres où il obtient un Master. Il a notamment reçu l'enseignement de Marie-Claire Alain au CRR de Paris, Olivier Latry et Michel Bouvard au CNSMDP, Louis Robilliard au CRR de Lyon, mais aussi Jean-François Zygel (Harmonie), Jean-Claude Henry (contrepoint), Olivier Trachier (Polyphonie Renaissance), Edith Lejet (écriture du XXe siècle) et Marc-André Dalbavie (orchestration).
Il est lauréat de la Fondation Lagardère, de la Fondation Groupe Banque Populaire, il reçoit les Prix George Enesco (2009) et Hervé Dugardin (2016) de la SACEM. Il remporte le Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2018.


Extraits de critiques :
« Robin se révèle être un maître dans les transcriptions d'oeuvres de piano et des couleurs vives abondent dans ses transcriptions symphoniques inspirées de Debussy, Albeniz, et Bartók. Son approche est également efficace dans le Prélude et Fugue de Liszt; les couleurs kaléidoscopiques de ses registrations ne sont ni excessives, ni distrayante, mais d'une portée symphonique spectaculaire et engageante. L'art de Robin est basée sur son approche particulièrement spectaculaire du rythme, un lyrisme expansif et une approche de la registration empreinte de couleur et de grandeur. »
Michael Unger, American Record Guide (Mai/Juin 2015)

« Les transcritpions de Robin n'assèchent rien. Elles puisent au coeur de l'oeuvre leur esprit et leur vitalité. Une technique irréprochable, une sensibilité toute pianistique et une oreille sûre achèvent de rendre à chaque page sa vitalité. »
David Loison, Classica (Octobre 2014)

« Sa propre composition est un ajout important à la fin de l'échelle cosmique des compositions pour orgue. Passionnante, engageante, exigeante, amusante, énergique: cette musique doit être entendu pour être crue. Incroyable ! Merci, Jean-Baptiste! »
Jonathan Dimmock, The Journal of the Association of Anglican Musicians in USA (Juin 2014)

« Ceci est une grande performance à l'orgue, dans ce qu'elle a de plus expressif et d'élégant - un véritable coup de poing sonore explosif qui soulève la chair de poule. »
John Terauds, Musical Toronto (Janvier 2014)

« Robin a étudié toute l'oeuvre d'orgue de Jehan avec Marie-Claire Alain. Il a ainsi une connaissance de cette oeuvre profonde et également murie par sa grande expérience du concert. Il possède des facilités technique inombrables en plus d'une expressivité, d'une musicalité poétique et d'une imagination qui l'amènent à réaliser avec succès cette musique.
Chaque génération apporte de nouvelles idées au répertoire classique de l'orgue, dont une grande partie de la musique d'Alain fait désormais partie. Ces enregistrements passionnants par Jean-Baptiste Robin sont sans doute le meilleur de la génération actuelle. »

James Hildreth, The American Organist (Mai 2013)

« Je n'ai jamais entendu une interprétation des Trois Danses de Jehan Alain qui puissent égaler celle de Robin: tour à tour sombre, poétique, dramatique et même frénétique, il rend cette suite si souvent maladroite vivante, elle prend vie comme un unique chef-d'oeuvre. »
Michael Fox, The Diapason (Décembre 2012)

« La musique de Jean-Baptiste Robin est imagée, suggestive, poétique et en même temps vivante, forte, passionnée. Il semble loin, à l'entendre, le temps où la musique contemporaine, se défiant de toute expression, se voulait pure structure ne renvoyant qu'à elle-même. Ici, la musique exprime, montre, raconte, donne à imaginer : c'est un monde en mouvement, ce sont des tableaux animés, des images vives coulées en une matière sonore nouvelle.
Car loin de se complaire dans une expressivité qui répète les formules du passé, le langage de Jean-Baptiste Robin innove résolument.
C'est d'abord par ses harmonies originales que le compositeur crée ce monde. Par l'utilisation de modes symétriques qui lui sont propres et joliment appelés « réfléchissants », il pose les bases d'un univers ample et stable et invente une couleur singulière et immédiatement reconnaissable.
Sur ce monde harmonique puissant se détache un discours mélodique très personnel : celui d'une voix tantôt contemplative, tantôt véhémente, fréquemment caractérisée par l'hésitation momentanée d'une petite note barrée et par l'élan de brefs traits ascendants.
Tout cela est animé par un travail rythmique varié, fait notamment d'ostinatos, d'incises souvent asymétriques, de moteurs associés à des motifs mélodiques eux aussi obstinés, donnant parfois lieu à une micropolyphonie très serrée qui donnent l'impression d'un grouillement de la matière sonore, en une sorte de panthéisme élémentaire.
Et cet univers à la fois complexe et clair, saisissable et saisissant, s'incarne ; ce n'est pas le moindre de ses puissants charmes, dans des jeux de sonorités d'orgue recherchés mais sans afféterie, toujours neufs et variés.
En somme, c'est l'immensité d'un espace-temps musical qui s'ouvre aux oreilles et à l'imagination de l'auditeur, jusque dans l'écho final d'un tintement d'horloge qui vient comme prolonger cet univers à l'infini. »

Michel Gribenski
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